Aircall, Ringover et 3CX sont trois solutions sérieuses de téléphonie d'entreprise. Le bon choix ne dépend pas de « laquelle est la meilleure », mais de votre façon de travailler et de ce que vous voulez maîtriser. Voici les différences qui comptent vraiment.
Deux philosophies opposées
Aircall et Ringover sont des solutions « tout-en-un » dans le cloud de l'éditeur : un abonnement mensuel par utilisateur, tout est géré chez eux, très orienté équipes commerciales et support (intégrations CRM poussées, statistiques d'appels). Simple à démarrer, mais vous louez l'usage : le matériel est souvent en location et vous dépendez entièrement de la plateforme.
Le point que personne ne vous dit : ils sont leur propre opérateur
C'est la différence de fond, et elle a des conséquences très concrètes. Ringover exploite ses propres réseaux téléphoniques, héberge ses données en interne et revendique un contrôle technologique de bout en bout. Aircall fonctionne sur le même principe. Autrement dit : l'éditeur du logiciel et l'opérateur télécom sont la même entreprise.
Cela explique pourquoi leur tarif « tout compris » paraît simple : ils facturent le logiciel et les communications, parce qu'ils encaissent les deux. Mais cela veut dire aussi que vous ne pouvez pas changer d'opérateur sans changer de solution — et inversement. Le jour où vous partez, vos numéros sont chez eux, votre configuration est dans leur cloud, et vos téléphones, souvent loués, ne servent plus à rien ailleurs.
3CX est à l'opposé : c'est un standard bâti sur des protocoles ouverts (SIP). N'importe quel téléphone SIP fonctionne. N'importe quel opérateur peut être branché dessus. Et l'hébergement peut être chez nous, chez 3CX ou chez vous.
3CX repose sur une logique de propriété : vous achetez vos téléphones, vos numéros restent à votre nom chez l'opérateur, et le standard est hébergé pour vous (par nous) ou sur votre propre infrastructure. Plus de liberté, un meilleur coût à l'échelle, et aucune dépendance à un éditeur unique.
Le comparatif en un coup d'œil
| Critère | Aircall / Ringover | 3CX (avec nous) |
|---|---|---|
| Matériel | Souvent en location | À l'achat, à vous |
| Numéros | Chez l'éditeur | À votre nom, portables |
| Modèle | Abonnement tout-en-un | Achat + gestion dès 13 €/utilisateur |
| Hébergement | Cloud éditeur | France, ou chez vous |
| Opérateur | C'est eux — non remplaçable | Au choix, contrat à votre nom |
| Technologie | Plateforme propriétaire fermée | Standard ouvert SIP |
| Si vous partez | Vous repartez sans rien | Numéros, postes et config vous suivent |
| Accompagnement | Support à distance | Local, en Gironde |
Positionnements généraux à titre indicatif ; les offres des éditeurs évoluent, vérifiez leurs conditions à jour.
Alors, laquelle pour vous ?
- Aircall / Ringover si vous êtes une équipe 100 % commerciale/support, tout au cloud, et que la profondeur CRM prime sur la propriété.
- 3CX avec Bordeaux Télécom si vous voulez posséder votre matériel, garder vos numéros, maîtriser vos coûts dans la durée et avoir un interlocuteur local.
Et Cisco ?
Cisco joue dans une autre catégorie : Webex Calling, son offre cloud, se situe autour de 17 à 25 $ par utilisateur et par mois en tarif catalogue, et ses téléphones coûtent deux à trois fois le prix d'un Yealink équivalent. C'est une solution de grand compte, vendue par de gros intégrateurs — rarement pertinente pour une PME de vingt personnes.
En revanche, si vous possédez déjà du Cisco et que votre plateforme arrive en fin de vie, la situation est intéressante : vous devrez de toute façon tout reconfigurer, et vos téléphones Cisco récents peuvent souvent être conservés sur un standard 3CX. Nous avons détaillé ce cas dans une page dédiée : fin de vie Cisco, que faire.
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